Un avoir est une facture qui rectifie une facture déjà émise. Retour de marchandise, remise accordée après coup, erreur de prix ou de quantité, annulation pure et simple : l’opération initiale ne s’efface jamais par une correction manuelle, elle se régularise par un document dédié. Modifier une facture déjà transmise est en effet impossible dans la réforme.
L’avoir emprunte deux formes. Le remboursement restitue au client les sommes déjà réglées. L’imputation se déduit d’une facture ultérieure, ce qui est fréquent dans les relations commerciales suivies. Dans les deux cas, le document se réfère explicitement à la facture d’origine, par son numéro et sa date, pour que la chaîne documentaire reste lisible.
Sur la forme, l’avoir porte les mêmes mentions obligatoires qu’une facture. Il se distingue par une numérotation qui l’identifie clairement comme tel, souvent par un préfixe spécifique, dans une séquence elle aussi chronologique et continue. Sur la TVA, il régularise la taxe initialement constatée : chez le vendeur, il vient en diminution de la taxe collectée, chez l’acheteur, de la taxe déductible, sur la période de son émission.
Dans la facturation électronique, l’avoir est traité comme une facture à part entière. Il circule par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, dans les formats structurés prévus par la réforme, et figure dans les données transmises à l’administration.
Pour aller plus loin : notre guide des mentions obligatoires de la facture, la définition des formats UBL et CII et notre article sur le duplicata de facture.