Veille facturation électronique — septembre 2026, numéro 1

La réforme vit désormais au rythme du mois, pas de l’année. Chaque premier du mois apporte son lot d’échéances, chaque publication officielle déplace une frontière. Pour autant, l’information utile se noie dans la paraphrase de presse. Cette veille mensuelle veut faire l’inverse : ce qui est entré en vigueur, ce qu’on a vérifié nous-mêmes, les chiffres du mois, et ce qu’on attend en octobre. Numéro un.

  1. Ce qui est entré en vigueur le 1er septembre
  2. Ce qu’on a vérifié ce mois-ci
  3. Les chiffres du mois
  4. À suivre en octobre

Ce qui est entré en vigueur le 1er septembre

Trois obligations ont basculé le même jour. La réception d’abord : toutes les entreprises françaises, quelle que soit leur taille, doivent désormais être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. L’émission ensuite : les grandes entreprises et les ETI relevant des seuils atteints émettent obligatoirement. Les quatre nouvelles mentions enfin, issues du décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022 : SIREN du client, catégorie de l’opération, option pour la TVA sur les débits le cas échéant, adresse de livraison si elle diffère.

Ces quatre mentions méritent une attention particulière : elles s’appliquent aux factures entre assujettis et figurent désormais dans notre simulateur, qui les affiche avec leur badge « 2026 ». Notre guide des mentions obligatoires a été mis à jour en conséquence.

Ce qu’on a vérifié ce mois-ci

La liste officielle des plateformes agréées, d’abord. Nous en avons fait un relevé intégral le 22 septembre : la page publiée sur impots.gouv.fr a été modifiée le 17 septembre, et le fichier téléchargeable qui la accompagne porte, pour chaque plateforme, la date de délivrance de son numéro d’immatriculation. Ce relevé est publié, filtrable, sur notre liste vivante des plateformes agréées.

La FAQ officielle de la réforme, version du 1er septembre 2026, dont nous publions une lecture détaillée : elle décrit un échange « par l’intermédiaire obligatoire d’une plateforme agréée » et réserve au portail public le rôle d’« annuaire de destinataires de factures géré par l’administration ». Nos articles sur le choix d’une plateforme et sur notre lecture de la FAQ sont alignés sur cette version.

Les chiffres du mois

Au relevé du 22 septembre 2026, le fichier officiel compte 149 plateformes immatriculées, dont 39 établies hors de France, et 14 dossiers complets en attente d’immatriculation définitive. La chronologie des agréments raconte une histoire simple : 59 immatriculations en décembre 2025, 46 en janvier 2026, puis un flux régulier de quelques unités par mois. Le détail mois par mois est dans notre baromètre de l’immatriculation.

Pour une PME, la lecture de ces chiffres est rassurante sans être tranquillisante : l’offre est large, donc le choix se fait sur des critères, pas sur la rareté. La grille en six critères que nous publions sert exactement à ça.

À suivre en octobre

Trois sujets devraient occuper le mois. La liste officielle, d’abord : une publication rectificative ou un nouveau lot d’immatriculations entraînerait la mise à jour de notre relevé, la page étant déjà modifiée deux fois en septembre. La préparation de l’émission 2027, ensuite : à un an du basculement des PME et micro-entreprises, les cabinets et les plateformes annoncent leurs programmes de mise en conformité. Le e-reporting, enfin, dont le calendrier propre mérite un suivi au fil de l’eau.

Rendez-vous fin octobre pour le numéro deux. En attendant, le calendrier par taille d’entreprise reste la page à garder sous la main.

Passez à l’action

Votre mise en conformité, phase par phase

La checklist en six phases est faite pour ça : à cocher, imprimer, partager. L’équipe d’e‑invoicing.fr s’occupe de la phase collecte.

Vos tickets deviennent des factures conformes.

On vous montre comment, en 30 minutes de démo.

Réserver ma démo