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Au comptoir : péage, restaurant, détaxe

Les flux de comptoir partent d’une vente enregistrée en caisse (e-reporting B2C) et peuvent devoir devenir une facture électronique quand un assujetti en demande une. C’est la famille qui décrit exactement le quotidien des dépenses carte de nos clients : station, péage, parking, restaurant.

Le schéma de la famille

COMMERÇANT caisse, automateCLIENT assujettivente enregistrée : ticket (ou note de restaurant sous 150 € HT)e-reporting B2CADMINISTRATIONfacture a posteriori, cadre 7 : montant payé = TTC, net à payer 0
Cas 30 : la vente est d’abord déclarée en e-reporting B2C, puis la facture a posteriori en cadre 7 (TVA déjà collectée) rejoint l’acheteur via les plateformes : le pré-remplissage doit être réconcilié.

Les 4 cas d’usage

Cas 27 Tickets de péage vendus à un assujetti

Tolérance doctrinale : le reçu de péage vaut facture s’il porte le taux et le montant de TVA, un numéro séquentiel et un espace usager. Le vendeur déclare ces ventes en e-reporting B2C ; l’acheteur assujetti déduit la TVA en écart assumé avec son pré-remplissage, et « les automates de péage n’ont donc pas à s’adapter ». En abonnement ou télépéage, l’exploitant émet une facture périodique, elle, dans le champ de la facture électronique. Pour les autres automates (parkings), l’adaptation est attendue.

Fiche pratique associée →

Cas 28 Notes de restaurant

Sous 150 € HT, la note peut ne pas identifier le client ; sous 25 €, pas de note du tout si le client n’en demande pas. Au-delà de 150 € HT, la facture électronique est obligatoire. Une vente déjà enregistrée en caisse puis facturée relève du cadre 7 (cas 30) ; si l’erreur est corrigée en caisse, la facture suit le circuit classique.

Fiche pratique associée →

Cas 30 TVA déjà collectée : facture a posteriori après e-reporting B2C

Le cas pivot du comptoir : l’opération a été enregistrée en caisse et déclarée en e-reporting, puis le client assujetti réclame sa facture. Celle-ci est émise en cadre de facturation 7 (« TVA déjà collectée en e-reporting, pouvant être déductible pour l’acheteur »), avec le montant déjà payé reporté et un net à payer nul. L’exemple de la norme est un décorateur floral vendant à un hôtel.

Cas 42 Détaxe

La vente au voyageur part en B2C domestique (e-reporting), puis se transforme en facture en cadre 7 à destination de l’opérateur de détaxe, assujetti en France, qui récupère la TVA. Montant déjà payé égal au TTC, net à payer nul : même squelette que le cas 30.

À retenir

  • Le cadre de facturation 7 est la passerelle caisse → facture : TVA déjà collectée, déductible côté acheteur.
  • Péage : tolérance doctrinale confirmée, automates non concernés ; parking : adaptation attendue.
  • Restaurant : les seuils 25 € et 150 € HT sont dans la norme, pas dans la rumeur.

Contenu fondé sur l’annexe A (normative) V1.4 du 30 juin 2026, édition en vigueur de la XP Z12-014 (AFNOR). Les annexes A et B sont librement téléchargeables sur fnfe-mpe.org et la norme se consulte gratuitement sur boutique.afnor.org. Cette page est un travail de synthèse : avant décision, confrontez-la au texte.